Le(s) sens de l'engagement dans les arts au XXIe siècle

Sous la direction d'Isabelle Reck et de Beat Föllmi 

Quelle est la place de l’artiste et de l’écrivain au sein des sociétés contemporaines, leur implication ou leur abstention dans les crises qui les traversent et bouleversent. Les onze contributions de cet ouvrage interrogent leur rôle dans la société actuelle – celui qu’ils se donnent et celui qu’on leur attribue –, leur rôle face à des situations exceptionnelles et menaçantes. Est-ce dénoncer l’abus de pouvoir ? Faire connaître la violence et les atrocités ? Créer des lieux de mémoire et appeler à la réconciliation ? Déconstruire des représentations sexistes, racistes ? Inviter au décentrement et bousculer les certitudes et les préjugés ? Bousculer l’art lui-même ? Éveiller les consciences ? Décrypter « l’opacité » du monde ? Explorer de nouvelles manières de créer du lien ? Donner l’impulsion d’un « élan utopique » ? Par quelles voies, stratégies, dispositifs, modes de partage du sensible ?
On semble d’emblée exiger des arts, du théâtre, de la littérature et de la musique qu’ils soient « utiles » et « efficaces », et douter dans le même temps qu’ils puissent l’être. Mais efficaces et utiles dans quel sens, aux noms de quelles valeurs, au service de quoi et pour qui ? On leur demande d’être capables, à minima, de se poser comme une force de proposition, de contestation ou de dénonciation, et, à maxima d’être une force de transformation sociale et politique. Proposition utopique et naïve ? « L’art ne peut pas changer le monde, nous rappelle Herbert Marcuse, mais il peut contribuer à changer la conscience et les pulsions des hommes et des femmes qui pourraient changer le monde ».

Editions des archives contemporaines.

Publication : 2026/01

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